Quand on s’est identifié en tant que coach et que l’on a découvert quels sont les rôles qui font partie du travail, alors il devient facile de se rendre compte qu’être coach est une expérience formidable : c’est l’occasion d’améliorer les choses que l’on avait tendance à mal faire par le passé et d’aider les autres à ne pas tomber dans le même piège. Comme on l’apprend (par ses propres expériences ou au cours d’études ou du développement professionnel), il y a de nombreux pièges et on présume qu’une part des motivations pour être coach de projets de jeunes réside dans l’envie de les aider à ne pas réinventer la roue sans cesse. Mais que faire s’ils veulent la réinventer encore ? Et que faire s’ils sont sur le point d’échouer ? En ce qui concerne le développement personnel, c’est la meilleure chose qui puisse leur arriver.
Alors, que se passe-t-il s’ils échouent ? Qu’advient-il de l’engagement de l’organisme en toile de fond (qui vous paye peut-être ?) Dans quelle mesure lui et vous pouvez-vous vous payer une expérience d’apprentissage qui se finit par un échec, ce qui veut dire que le financement du projet peut même devoir être remboursé ? En sociologie, le jeune âge est souvent considéré comme une sorte de ‘moratoire’, c’est-à-dire une période pendant laquelle les jeunes ont un temps de prolongation pour faire des expériences sans endosser la pleine responsabilité d’un adulte en termes légaux ou en supporter les conséquences financières. Les Initiatives de Jeunes et les projets constituent des outils parfaits pour faire de telles expériences.
“J’aimerais que le coach me donne des conseils et réponde à mes questions, mais sans tout me dire, plutôt en me motivant à trouver moi-même les réponses et les idées.”
Maria (20 ans), Pologne
Les jeunes sont capables de réaliser leurs idées et leurs intérêts au sein d’une structure et un échec n’est pas forcément synonyme de ruine personnelle ou de séjour de plusieurs années en prison, comme ce peut être le cas dans les affaires des adultes. Pour les jeunes, l’échec (qui peut être un affrontement dans le groupe, un écroulement complet de la motivation des membres ou l’organisation désastreuse d’un événement) peut être une source d’apprentissage.
En tant que coach d’une Initiative de Jeunes, il faut réaliser la difficile tâche de trouver un équilibre entre les droits des jeunes à faire leurs propres expériences (bonnes ou mauvaises), sa motivation de coach d’aider autant que faire se peut et les intérêts des donateurs et des organisations de soutien. Quelle est la plus grande valeur dans tout cela ? Pour être réaliste, les éléments extérieurs cités tendent à avoir un tel impact que les jeunes deviennent parfois de simples matériaux au service de l’organisation ou du coach, en termes d’activités subventionnées, de nombre de membres et autre.
C’est pourquoi nous considérons le rôle du coach dans ce système comme celui d’un médiateur, de quelqu’un qui donne assez d’espace au développement des jeunes, les protège contre le risque d’être utilisés comme instruments pour des intérêts organisationnels et garde un œil sur la juste dose de soutien qu’il est nécessaire d’ajouter aux ressources que les jeunes eux-mêmes possèdent.
“Je n’aimerais pas le coach prenne la main sur notre projet. Je veux avoir l’impression que le groupe et moi avons tout fait nous-mêmes, mais avec un soutien”
Pia (20 ans), Finlande
“Le meilleur coach doit permettre à tout le groupe et à moi de trouver nos propres moyens d’atteindre notre objectif. Le coach doit s’assurer que mon équipe et moi sommes autonomes dans les activités de notre projet. Le coach doit être une carte, pas le conducteur ! ”
Anna (23 ans), Pologne
Les astuces de PACo
Cinq principes de coaching
Nos expériences et nos recherches nous ont amenés à identifier cinq principes universels du coaching. Ils constituent une part intégrale du processus d’apprentissage et de changement. Leur utilisation délibérée doit faciliter et accélérer le parcours pour atteindre les objectifs.
Premier principe
Des ressources pour le travail ! En principe, nous avons tous des ressources pour gérer les challenges. La situation devient difficile quand on ne parvient pas à identifier ses compétences et ressources personnelles. Identifier ses ressources aide à avoir confiance en ses capacités.
Deuxième principe
Se comprendre soi-même et changer ! En principe, nous avons tous des ressources pour gérer les challenges. La situation devient difficile quand on ne parvient pas à identifier ses compétences et ressources personnelles. Identifier ses ressources aide à avoir confiance en ses capacités.
Troisième principe
Prendre des responsabilités ! La responsabilité vient d’une conscience de ce qui ‘est’ et de ce qui ‘devrait être’. La confiance, la conscience et la responsabilité sont des ingrédients importants de haute performance dans toute activité.
Quatrième principe
Vous avez le choix ! Ceci s’applique toujours ! Le nombre d’options que l’on a dépend simplement du degré de conscience et de volonté de prendre des responsabilités. Sortez du cadre pour réfléchir, travaillez en dehors de votre zone de confort.
Cinquième principe
Des occasions d’apprentissage ! Il s’agit du principe fondamental de l’apprentissage ! Il y a toujours un risque quand on essaie quelque chose de nouveau que l’on n’a jamais pratiqué avant. La performance peut se développer seulement dans une zone jusque-là inconnue, dans la mesure où chaque erreur ou réussite élargit les horizons. Il faut accepter qu’il n’y a rien de tel que les erreurs pour offrir des occasions d’apprentissage.


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