Montez sur la bicyclette du coaching

Une façon idéale de coacher existe-t-elle ? De même qu’un modèle universel pour tous les groupes de différents projets d’Initiatives de Jeunes dans différents pays ? Ce serait parfait, n’est ce pas ? On comprend bien que la réponse est ‘non : ça n’existe pas’. Chaque groupe et chaque thématique sont si particuliers qu’il est impossible d’avoir une seule approche sur la façon de coacher les Initiative de Jeunes. Bien sûr, il est plus ou moins possible de définir un cadre des éléments de base du soutien idéal en regroupant toutes les expériences des coaches en Europe qui travaillent avec un profil donné de jeunes et en rassemblant les besoins spécifiques des projets Initiatives de Jeunes en général. Cependant, comme avec la plupart des idéaux dans la vie, on ne recoupe pas la réalité. Tout dépend toujours d’un groupe donné, du contexte, de la situation, du besoin, du temps, de la complexité, des buts, de la motivation et plus encore.

Quand commencer ? Une réponse simple est : quand besoin est. Certains jeunes ont besoin d’un coach au tout début, peut-être avant que l’idée du projet ne leur vienne en tête. Ils ont besoin de quelqu’un qui va les stimuler, leur donner les moyens et la faculté de réaliser les possibilités de faire quelque chose ensemble. Si les jeunes sont déjà indépendants et organisés, ils peuvent avoir besoin d’un coach à des phases ultérieures de leur projet, quand les choses se compliquent toutes seules.

Que faire ? Une réponse simple similaire est : tout ce qui est nécessaire. Tout d’abord, il faut essayer de construire la confiance et la relation. Ces éléments sont fondamentaux pour travailler avec un groupe de jeunes. Il importe d’être franc et réaliste dans ce que l’on promet et la façon d’avancer. Si les jeunes ont vraiment confiance en vous, ils se sentiront libres de faire part de leurs problèmes et de leurs dilemmes. Il faut s’écouter et être honnête quant à ses limites. Il faut essayer de préserver un espace vide et laisser les jeunes le remplir eux-mêmes avec ce qui compte le plus à leurs yeux.

Être un bon coach est comme tout ce que l’on fait de bien dans la vie. Il faut être convaincu que ce que l’on fait a du sens et un but. De plus, selon les jeunes dont nous avons sondé l’opinion, il faut faire preuve dans le coaching de passion, d’un besoin de développement personnel permanent, du besoin de faire une différence, d’une foi en les jeunes, de patience, de beaucoup de compréhension et de temps pour les jeunes. L’outil principal pour faire le travail de coach réside dans la personnalité et l’expérience ; un bon coach doit gagner le respect et la confiance des jeunes.

“Le coach doit être une personne qui ne s’implique pas dans tout le processus, mais est là seulement quand un problème surgit et que l’équipe ne sait pas le résoudre.”

Rasa (18 ans), Lituanie

“Notre coach se contentait d’observer… et de donner des astuces pour améliorer telle ou telle chose”

Gintaras (20 ans), Lituanie

Il semble donc que ce soit un travail ardu… Que reçoit le coach en retour ? Tout d’abord, on reçoit de la satisfaction personnelle et professionnelle et la conscience des différences apportées dans la vie des jeunes. Ensuite, on en tire du développement personnel car le travail jeunesse peut être une source d’apprentissage permanent. Nous vivons dans à une époque de changement permanent et il n’y a pas de monde adulte stable, le travail ne consiste donc pas à faire un simple transfert d’expérience et de connaissance à la jeune génération, mais plutôt à apprendre les uns des autres grâce à une participation commune à des projets bâtis autour de ce que l’on appelle ‘la vie’.


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